Gemini, une importante bourse américaine de cryptomonnaies, pourrait-elle gagner du terrain dans son affrontement juridique avec la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis ? C’est la question que beaucoup se posent à la suite de l’audacieux défi lancé par les frères Winklevoss à la poursuite de la SEC contre leur programme Gemini Earn. Les cofondateurs qualifient le procès de l’autorité de régulation d' »absurde », déclenchant ainsi un vif débat dans le monde de la cryptomonnaie.
Le cœur du procès Gemini SEC
Dans ce litige juridique en cours, l’essentiel de l’affaire réside dans le manque de définition claire des valeurs mobilières par la SEC. Gemini fait valoir que cette ambiguïté entrave sa capacité à répondre de manière appropriée aux allégations. Ils critiquent également l' »analyse embrouillée » de l’organisme de réglementation et demandent des questions directes qui permettraient de clarifier si la cryptomonnaie en question est considérée comme une valeur mobilière.
La bourse insiste également sur l’importance pour la SEC d’identifier la valeur mobilière non enregistrée et de fournir des informations sur la vente spécifique. Ils affirment que considérer toutes les cryptomonnaies comme des valeurs mobilières non enregistrées est partial. Cette position audacieuse a suscité une vague de discussions au sein de la communauté de la cryptomonnaie.
Réfutation publique des allégations de la SEC
Ajoutant de l’huile sur le feu, l’avocat de Gemini, Jack Baughman, a publiquement réfuté les allégations de la SEC dans un message sur Twitter. Il exprime sa conviction que la SEC est en difficulté et critique son indécision quant à ce qui constitue une valeur mobilière. Il remet également en question l’affirmation de la SEC selon laquelle l’ensemble du programme Gemini Earn serait lui-même une valeur mobilière, une argumentation qu’il qualifie d' »absurde ».
Origines du procès Gemini SEC
Les origines du procès remontent au 13 janvier de cette année, lorsque la SEC a intenté une action en justice contre Gemini et Genesis, un prêteur de cryptomonnaies affilié à Gemini Trust Company. La SEC accuse Genesis d’avoir prêté des valeurs mobilières non enregistrées aux utilisateurs de la bourse via le programme Gemini Earn, permettant ainsi à Gemini et Genesis d’amasser des milliards de dollars d’actifs en cryptomonnaies provenant de milliers d’investisseurs.
Ce partenariat entre Genesis et Gemini, établi début février 2021, permettait aux investisseurs particuliers de prêter leurs actifs en cryptomonnaies à Genesis via le programme Gemini Earn, la bourse servant d’intermédiaire. Genesis investissait ensuite les actifs en cryptomonnaies et rémunérait les utilisateurs en intérêts. La SEC affirme que les deux sociétés ont enfreint les lois fédérales en ne procédant pas à l’enregistrement de leurs offres et ventes auprès de la Commission.
Le procès a rencontré une forte résistance de la part de l’équipe juridique de la bourse, ce qui a conduit à la motion de rejet déposée le 18 août. Il reste à voir comment cette saga se déroulera, mais une chose est claire : Gemini ne reculera pas sans se battre.
Il peut être difficile de se tenir informé de tels litiges juridiques complexes dans le monde de la cryptomonnaie. Cependant, l’utilisation d’outils tels que cryptoview.io peut vous aider à rester en avance sur la courbe en fournissant des données et des informations en temps réel.
Restez informé avec cryptoview.io. Cliquez ici pour commencer
